Brol #18 – me too

Ah bah oui, me too, bien sûr.

Ca englobe quoi, exactement ? Juste les vraiment tarés ? Ou aussi les « simples » gros porcs ? On prend aussi les « juste » lourds ou bien ils ont pas droit à leur moment de gloire ? On va rechercher tous ceux qui nous ont un jour manqué de respect ou seulement les cas les plus impressionnants ?

Le premier c’était sans doute ce type à la gare de Péruwelz quand on avait séché les cours une fois avec ma copine Hélène alors qu’on n’avait pas d’âge. Le type avait commencé à se branler, juste devant nous, adossé à une poubelle, alors qu’on était assises sur un banc juste en face. J’avais jamais vu de bite en érection avant ça. Miam, fraîcheur, belle image bien gravée. Je me souviendrai toujours de la pâleur d’Hélène, des mots qui manquent, de l’incompréhension, de notre choc, de la sidération, puis qu’on s’est enfuies à l’autre bout du quai en se serrant fort fort fort la main.

Après si on veut rester dans les exhibitionnistes y’a eu celui du lac de Louvain-la-Neuve, qui surgit à poil tranquille pendant qu’on fait notre petit jogging. Mais bon lui, magnanime, nous a éparné l’érection et la branlette. Trop sympa.

Ou celui des environs de la gare de Rome, alors que j’allais, toute seule, prendre la navette à 5h du mat pour aller à l’aéroport, et qui tranquille a fait un petit demi-tour en moto pour s’arrêter sur le bord de la route juste là où je devais passer à pieds, pour se branler tranquille en me disant un truc que j’ai pas compris parce que je traçais en retenant mes larmes (et un fond de vomi en bouche).

Ca, c’est juste pour les exhib.

Y’a aussi ceux qui touchent, genre celui qui s’est permis de poser une main sur ma cuisse dans le bus comme si c’était tout à fait normal. Glaçant.

Ou celui qui me touchait les cheveux, comme ça, alors que j’attendais le métro, et quand je m’en suis rendu compte j’ai sursauté et me suis demandé depuis combien de temps il avant ma mèche de cheveux entre les doigts et ça m’a écoeurée.

Ou encore celui qui m’a attrapé le sein et qui l’a empoigné fermement, comme ça, gratos, alors que je marchais simplement dans la rue à Séville et que lui me croisait à vélo. Sorti de nulle part, quelques secondes à peine pour te sentir totalement dépossédée de ton corps et éclater en sanglots le temps de réaliser, passée la sidération.

Puis y’a ceux qui parlent, qui sifflent et qui regardent, mais bon je vais pas commencer à détailler tous ceux-là, ceux qui ralentissent en voiture quand tu rentres du sport et dont on essaie de rire avec les copines en se disant qu’ils font vraiment feu de tout bois, ceux qui font des bruits dégueus avec leur bouche, ceux qui klaxonnent, ceux qui te suivent sur quelques mètres, ceux qui rigolent puis qui t’insultent si jamais tu as le culot d’être désagréable. Bah oui parce qu’en fait, finalement, je suis moche et mal baisée, même si deux secondes plus tôt le type me lançait des sifflements salaces et demandait mon 04. Moi depuis que je suis à Bruxelles je suis devenue championne en regards-semi-mitraillette-semi-hyper-dégoûtés.

Sinon, là, est-ce qu’avec le #metoo, on balance aussi toutes les petites remarques ou insinuations qu’on m’a faites au travail (ou ailleurs) et qui n’auraient pas existé si je n’avais pas été une femme ?

Et on balance aussi ceux qui sont pas des « vrais méchants » mais qui nous ont quand même utilisée pour leur bon plaisir en nous laissant blessée sur le bord du chemin quand ils n’ont plus eu besoin de nous ? Ou ça ça devient trop intime ? Elle est où la limite entre les gros connards anonymes et nos petits connards à nous ?

Tout ça est malheureusement tristement banal.
Le pire (ou le mieux, en fait), c’est que je suis sûre que j’en oublie. J’en oublie parce que je trouve ça tellement épuisant que je préfère ne pas m’y arrêter. J’en oublie parce que si je dois me souvenir de chacun, m’arrêter sur chaque petite vexation, ça pourrait facilement me gâcher des journées entières à chaque fois, et mes journées me sont toutes très précieuses et elles sont déjà trop souvent beaucoup trop courtes.

Je crois aussi que même s’il est important d’être conscient du phénomène et de le dénoncer, il ne faut pas non plus pointer du doigt et jeter la pierre sans réfléchir. Dénoncer sans qu’il n’y ait rien d’autre derrnière n’a jamais fait avancer beaucoup le schmilblik. Je trouve ça vraiment top qu’une parole généralisée se libère, qui puisse faire prendre conscience du problème et surtout de l’amplitude de cette réalité à ceux qui l’ignoraient encore (personnellement je ne suis absolument pas étonnée par le nombre d’expériences relatées, je m’étonne plutôt que certains aient l’air de le découvrir…).

Par contre, je pense qu’il est important de ne pas tomber dans la haine, dans une androphobie généralisée et stérile. Il faut dire pour pouvoir déconstruire et reconstruire, sans diaboliser. Bon, y’a des cas où c’est des grands malades qui doivent juste se faire soigner (et même pour eux, y’a des explications structurelles au problème), mais je reste persuadée que la majorité de ces comportements sont complètement intériorisés, les mecs se rendent juste pas compte de la violence du truc. Le paternalisme est protéiforme et ses racines sont très profondes, c’est ça qu’il faut capter, sinon on aura beau dénoncer, rien de bon ne pourra en sortir, entre autres parce que les concernés ne se sentent pas concernés. Je pense (je sais) que beaucoup de mecs sont en fait des « mecs bien » qui sont tout à fait capables de s’offusquer avec nous de tout ce qui a pu nous arriver mais qui, dans d’autres circonstances (en bande ? alcoolisé ? en situation de pouvoir ?), seraient également tout à fait capables d’être dans ce manque de respect-là. C’est ça qu’il faut réussir à faire basculer. L’éducation, le dialogue, éduquer nos fils et nos filles de la même manière, leur donner des vrais bons exemples concrets en appliquant dans notre manière de vivre les valeurs qu’on défend à grand coups de clavier. Que les artistes (hommes et femmes) fassent des spectacles, des films, écrivent des livres en faisant attention à l’image qu’ils renvoient des deux sexes, aux représentations des relations, des caractères. C’est ça, les enjeux. (Quand tu vois le nombre de films où un mec qui insiste est considéré comme sexy et où la fille finit par céder puis tombe amoureuse…horreur malheur!) Je ne parle même pas des possibilités à mettre en place au niveau des pouvoirs publics pcq vu comme ils sont démissionnaires voire totalement réactionnaires voire pire sur d’autres questions, je crois sincèrement qu’il n’y a plus grand chose à en espérer.

Aussi, une autre chose, nous aussi les femmes on peut aussi avoir des comportements « limites » : est-ce que je n’ai pas déjà réclamé avec insistance de l’affection à laquelle je pensais avoir droit à un homme qui voulait tout simplement me quitter ? (On est dans les mêmes questions autour du consentement que celles qui se posent pour nous les femmes, et je n’ai pas plus d’excuse qu’en aurait un gros lourdingue à la drague insistante – sauf si l’amour est une excuse). Est-ce que je n’ai pas déjà eu des rires déplacés avec ma bande de copines ? Est-ce que je n’ai pas déjà été méprisante envers des « vraies filles » du haut de mon caractère bien trempé (et donc intégré comme masculin) avec mes potes mecs ?

Si on veut être tout à fait juste il faut bien se dire que nous les femmes on a aussi un travail à faire si on veut déconstruire tout ça. Dénoncer ce dont on est victimes, oui, mais ne pas se positionner uniquement comme des victimes. Voilà.

Coeur amour sur les hommes que j’aime et coeur amour sur les femmes que j’aime.
On est dans le même bateau, hein.

Des bisous ❤

10 réflexions au sujet de “Brol #18 – me too”

  1. Ah là là, quelle plaie ! Les « moins méchants », pour moi, c’était ceux qui sifflaient ; je pouvais leur répondre et ça marchait. Ainsi – je n’étais évidemment plus toute jeune, 30 ou 31 ans – des maçons occupés à construire une maison voisine m’ont escortée d’un concert … 1 fois ; la 2ème, j’ai répondu « Ce serait tout de même plus gentil de dire ‘Bonjour madame » Tous les jours suivants, nous avons échangé un bonjour tout à fait sympa.
    En revanche, il y a tous ceux dont tu parles, bien sûr, mais aussi d’autres « affreux », ceux qui parlent d’une femme comme d’un kleenex à jeter. J’ai un jour entendu, dans un train une conversation entre 4 étudiants à propos d’une de leurs profs : c’était tellement écœurant que j’ai pris mon sac et suis partie vomir aux toilettes.

    J'aime

    1. Ce qui est intéressant dans ce billet, et tout à l’honneur de l’auteur ( et pas l’autrice, s’il vous plait) c’est qu’elle reconnait certes du bout des lèvres, mais c’est tout de même sympa, que les actes sexistes (moqueries, commentaires variés, et oui aussi drague de rue – je me souviens d’une meufette qui m’avait abordé en rue et qui, face à mon refus, m’avait dit « ouais, de toute manière, je me doutais bien que tu n »étais pas comestible », remarque dont je la remercie, car même bien plus tard, en l’évoquant, elle me fait toujours rire autant,; ou encore cette autre qui m’avait mis la main aux fesses alors que je choisissais mon petit steack du soir dans un réfrigérateur chez Delhaize..)
      Est-ce parce que je suis un homme (qui en a vu d’autres) que je ne me sens pas traumatisé, que je ne me sens pas atteint du tout, et que je trouve ça d’un comique achevé? Peut-être hein!
      Et qui n’a pas entendu, par hasard, les commentaires de 3/4 filles dans un bar qui évoquaient crûment (et bien plus agressivement encore que ne l’ait fait un groupe de gamins en goguette), la qualité de leurs relations sexuelles et affectives avec leurs ex, actuels, à-venir?
      La non plus, je n’ai pas vu matière à m’épancher sur internet, à porter plainte, ou à me sentir sali « en tant qu’hominidé mâle ».
      Réaction femelle « c’est dramatique, on est un bout de viande, toussa toussa »…. réaction mec: « on s’en fout, c’est trop drôle, je vais réserver l’histoire bien au chaud pour la resservir à mes potes ».
      Voila voila. Donc, je trouve que cette petite autocritique de l’auteur (sans E toujours) était bienvenue dans ce monde pauvres filles aveugles d’un œil et borgnes de l’autre. Çà nous change. Un tout petit peu!

      J'aime

      1. Hé salut PDO !

        Merci dis ! En voilà un bel exemple de bon gros nombrilisme masculino-paternaliste a deux balles couplé à un profond manque d’empathie, avec peut-être là-dessus une petite pincée de manque d’intelligence (eh bah oui tout simplement).

        Effectivement je voulais nuancer le propos en remettant les choses en perspective parce qu’il me semble qu’essayer de voir les choses sous un autre angle (ou juste essayer d’agrandir mon petit angle à moi) permet d’aller un peu plus loin ou au moins d’ouvrir les questions et les perspectives vers qqch de plus intéressant/constructif que de rester dans un point de vue unique basé sur ma seule expérience et sur mon seul ressenti. Mais apparemment déjà ça c’est pas à la portée de tout le monde.

        Ton commentaire m’énerve vraiment (et pourtant c’est rare).
        Déjà, tu parles de « petite meufette » (-1 point) , ensuite tu bouffes du steack congelé (-25 points) puis finalement t’es un homme alors t’en as vu d’autres (-500 points mais un gros LOL en bonus). Ah oui et tu parles de « réaction femelle » aussi : -200.

        Puisque tu poses la question, je vais t’expliquer pourquoi ça te fait rire et que ça ne te touche pas : c’est pas parce que t’en as vu d’autres mon gars, au contraire.. c’est parce que c’est pas ton quotidien. C’est parce que depuis que t’es petit t’es un garçon, donc de base t’es du bon côté du truc. C’est parce que t’as jamais eu quand t’avais 12 ans une meuf de 30 ans dégueu qui s’est foutue à poil devant toi dans un lieu public en touchant sa vieille chatte dégoulinante jusqu’à se faire jouir en te regardant d’un œil torve. C’est parce que t’as aucune idée de ce que ça peut être, en fait. (Pour ne « féminiser » qu’une seule de mes expériences – dis-toi bien qu’il y en a eu des dizaines). Alors oui moi aussi si depuis toujours on m’avait foutu la paix et qu’un jour une fois un type m’avait fait une petite dragouille au supermaché ça m’aurait sans doute fait marrer (d’ailleurs ça peut encore me faire marrer même après tout ça. Tu crois que c’est pcq je suis une meuf et que j’en ai vu d’autres ?)

        « L’autocritique de l’auteur » c’était pas pour minimiser le problème des inégalités, des harcèlements multiples, des combats à mener pour les femmes, l’épuisement généralisé des « femelles » comme tu nous définis si bien. L’autocritique, comme tu dis, c’était pour « ouvrir » le sujet sur un truc plus globalement « humain » et pas uniquement féministe, et effectivement ça me parait toujours intéressant de balayer devant ma porte. Certains devraient sans doute en prendre de la graine. Suivez mon regard.. Enfin mon semi-regard de borgne reine au pays des aveugles.

        J'aime

  2. Oh mince, en me relisant, je me rends compte que quelques fôtes de frappeuh et de style m’ont échappé. Voilà ce que c’est de faire 50 choses à la fois et de ne pas se relire!

    Apologises donc.

    J'aime

    1. Mais mais mais ! Tu sais faire 50 choses en même temps ET on te met la main au cul, ne serais-tu pas en fait une femme ? Heu une femelle ? Heu ah non, c est aussi un raccourci trop vite pris. On dirait que ça arrive souvent ces temps-ci…

      Aimé par 1 personne

  3. Hello, Hello, Juliette (je mettrais bien un smiley « waving hands » si je savais comment on fait… mais ne vous évertuez pas à m’expliquer, au fond, je m’en fiche un peu de savoir ou pas).
    J’espère que vous supporterez mes fautes de frappe aujourd’hui, j’ai renversé un verre de coca dans mon clavier hier, et là, ça merde un peu. J’irai m’en acheter un nouveau cet après midi chez Carrouf: je rajoute ça à ma fameuse « charge mentale » tant décriée par certaines!

    Ta réponse m’a bien plu, j’avoue! Mais boaouaf… c’est toujours pareil avec les féministes: il faut toujours qu’ils.elle.s sur-interprètent. ( ah mince, ma tentative d’écriture inclusive vient de m’arracher une partie de la cornée: c’est de bonne volonté, mais non, c’est insupportable!)

    Alors je te le dis tout net, tout droit dehors (hommage à Mlle Beulemans et à la Belgitude), bref tout de go:
    Non je n’achète ni ne consomme de steaks surgelés! Pour ta gouverne ( bon, tu ne le sais peut-être pas, c’est peut-être Monsieur Juliette qui fait les courses aussi) en général, la viande au Delhaize (et peut-être bien chez Carrefour aussi, hein… après tout, c’est possible) n’est pas présentée sur un radiateur ou derrière une vitrine exposée au sud, mais bien dans (ou sur) un réfrigérateur. Pas confondre: réfrigérateur n’est pas surgélateur!

    Enfin bref, fin cette parenthèse « Kill-the-Vegans ».
    Venons en cœur de ton propos. Et là, je peux te le dire, tu as visé très juste! Je suis impressionné, pour autant que je puisse encore l’être à mon grand âge.
    Reprenons ça de manière claire et construite.

    Mon manque d’empathie: Indiscutable! Au point que je n’ai jamais donné l’ombre d’un euro pour l’œuvre destinée à soutenir le petit Bélouchistanais éleveur de chèvres et qui n’a pas de chèvres. Rien à battre.
    Et nombriliste indiscutablement: je n’apporte une éventuelle aide et compassion qu’à ceux qui me sont proches (bon, aussi aux chiens et chats malades que je croise chez le vétérinaire, lorsque je vais faire vacciner ma petite Zaza, qui est tout de même la seule femelle (ceci est un hommage à McGobs) – Boston-Terrier, certes, mais pourquoi pas – qui soit le soleil de ma vie).

    Quant au manque d’intelligence: sans aucun doute. D’ailleurs, je n’ai jamais supposé qu’un jour je proposerais ma candidature au Prix Nobel. Pas cette ambition du tout! Et puis, si on traine sur les forums quels qu’ils soient, ce n’est effectivement pas la démonstration la plus éclatante de mon génie. Donc, oui, très con si tu le souhaites: moi, ça me va!

    Quant à avoir osé le terme « meuffette », je trouvais ça mignon et drôle, et tout cas, bien plus que  » j’en ai marre d’avoir un bitard dans mon lit » (sic) glané sur quelques autres sites féministes à la très haute tenue intellectuelle. Et pourtant, bien qu’un peu plus connoté, le « bitard » m’a fait rire. Pourquoi pas « meufette »? Mystère! Mais bon, aussi, hein… le terme ne peut être que lamentable venant d’un mec, on s’entend bien!

    Alors je te rassure tout de suite: j’ignore ton âge, mais ne t’inquiète pas: à 30 ans, on n’a pas une vieille chatte dégueulasse. Pas du tout. Ce n’est pas sympa pour les filles de 30 ans et franchement anti-féminin (niste), tu m’étonnes sur ce coup là (on se demande ce qui se passe à 40, tiens, eh bien, ne te le demande pas: ce n’est pas pire! Tu peux vieillir tranquille: il y aura toujours des admirateurs, voire des pratiquant.e.s – ah zut, un deuxième bout de ma cornée vient de me lâcher).

    Et si ça m’était arrivé?
    J’aurais a-do-ré!
    Parce qu’à 12 ans, je t’assure qu’avec des shoots à haute dose d’hormones, je ne lui aurais pas laissé le temps de respirer. J’aurais baisé une machine à coudre, à l’époque.
    Et d’une certaine manière ça m’est arrivé, pile-poil (si j’ose dire) à 12 ans ( bon, peut-être 13) dans les toilettes de la gare Centrale à Bruxelles. J’ai trouvé ça intéressant, et même troublant. Juste un souci mineur: il s’agissait d’un homme à la soixantaine bien tapée, un peu cracra, et comme je n’ai strictement rien d’homo, on en est restés là. Dommage, mais bon, on ne se refait pas. Et très franchement, là non plus je ne me suis pas senti agressé. Juste, ça ouvrait des perspectives intéressantes, mais je n’étais pas tenté par cette voie là. (Pov’ gars, vu son âge, n il doit être mort maintenant, j’espère quand même qu’il a pu trouver un peu de plaisir avant cette triste échéance. Bon, voilà que je deviens empathique sur ce coup là, alors qu’on avait dit que je ne l’étais pas).

    J’insère donc un petit aparté à ce propos, qui devrait inspirer aux filles une réflexion un peu nouvelle pour elles: Non, un homme ne fonctionne pas comme une femme (je ne parle même pas de Mars et Vénus hein, je parle de cul. Et je peux développer pour autant que certains (es)auraient assez d’ouverture d’esprit pour se pencher sur la question. Mais ça m’étonnerait, en général, on préfère ne pas savoir et déblatérer sur l’autre sexe tranquille) .

    Est-ce que j’oublie quelque chose? Suis-je complet avec cette petite bafouille? Surement pas. Il reste juste une petite interrogation: osera t’on publier ça? 50/50. Il est rare qu’un forum féministe ose donner un droit de réponse ou une suite de correspondance. On verra.

    Oh, tout de même, et très amicalement, un petit aparté pour… comment déjà? Mc Gobs… oui, c’est ça.
    Tu n’imagines pas ce que je peux faire avec mes petites mimines, même accaparé par 50 choses à faire.

    Sur ce je vais envoyer une machine de linge, étendre ce qui sort de la précédente, la vaisselle est faite, je dois prendre mon courrier, et faire mes courses. Et peut-être prendre le temps de déjeuner et exécuter ma visite quotidienne à la maison de repos du CPAS de mon coin, pour soutenir le moral de ces gens ( plein de femmes, entre parenthèse, les hommes sont morts depuis longtemps) histoire qu’ils aient au moins un peu de contact humain dans leur sordide journée. Putain de charge mentale hein?

    See you folks! Portez vous bien!

    J'aime

    1. Hé salut Patrick !
      Pas de smiley waving hands pour ma part, parce que t’as continué à m’énerver, en fait.

      J’étais bourrée quand je t’ai répondu, c’est pour ça que j’ai confondu réfrigérateur et surgélateur. Mais sinon oui, bien vu (décidément y’a quand même un tout petit peu de lucidité dans ton blabla), chez nous c’est effectivement Monsieur Juliette qui fait les courses (et la cuisine, et descend les poubelles, et s’occupe de la litière du chat, et et et et..) Bref, oui, Monsieur Juliette, qui s’appelle en fait Monsieur Thomas, fait beaucoup. Du coup pour ma petite part personnelle j’avoue que j’ai pas trop de problèmes niveau charge mentale.

      Ce qui ne m’empêche pas de reconnaître que c’est un problème pour les femmes à grande échelle. Et de reconnaître ainsi dans un même mouvement que pour moi c’est à la fois une chance de ne pas être dans le cas, et à la fois pas normal de le considérer comme une chance… Tu suis ou c’est trop subtil ?

      Eh effectivement, meufette, c’était pas le plus grave. Y’avait juste -1 point pour ça, c’était un petit point symbolique. Le reste, c’était plus difficile à justifier visiblement 🙂

      Je ne vais pas reprendre point par point, on ne tombera sans doute jamais d’accord parce que tu dis de la merde, t’es de mauvaise foi, et pire tu pars d’un principe totalement erroné : « les filles ne savent pas que les hommes ne fonctionnent pas comme elles et elles ne veulent rien savoir à ce sujet »… Encore une belle généralité de merde ici Patrick, du coup je te redonne un gros LOL et pas mal de points en moins, mais j’arrête de compter.

      Evidemment qu’il y a des différences physiques entre hommes et femmes (la principale et fondatrice de beaucoup de choses étant sans doute qu’on porte la vie et pas vous), et évidemment qu’on s’y intéresse (d’ailleurs si tu souhaites développer, libre à toi, je suis contre la censure et adepte du dialogue, et même jusqu’à un certain point je suis d’accord de ne pas être d’accord avec mon interlocuteur), mais par contre évidemment aussi que la façon de considérer et d’interpréter ces différences est, elle, une construction sociale et historique. Qui a des conséquences sur les femmes, et sur les hommes, et à plein de niveaux. Ca s’appelle le paternalisme. Et cette situation est un fait. Et cette situation provoque des inégalités. Et le fait est également que c’est pour les femmes que cette situation est la plus compliquée/difficile/injuste. Si tu lis un peu, Patrick, je te conseille une lecture intéressante à ce sujet parce qu’elle part du même postulat que le tien. Mais va sans doute un peu plus loin… Il s’agit de « Sois belle, sois fort » de Nancy Huston.

      Maintenant que t’as plus de cornées mais que t’as visiblement toujours des belles oeillères, on peut s’y attaquer aussi. Je te conseille donc quelques autres lectures, comme par exemple :

      Celle-ci : http://www.liberation.fr/debats/2017/10/20/des-chattes-et-des-porcs_1604646?utm_campaign=Echobox&utm_medium=Social&utm_source=Facebook#link_time=1508597320
      Ou encore celle-ci : http://plus.lesoir.be/120713/article/2017-10-23/carte-blanche-metoo-pour-ne-rien-voir-il-faut-le-vouloir

      Et puisque la parole féminine à ces sujets ne te paraît pas digne d’intérêt (ou en tout cas pas digne du moindre effort de compréhension), je te conseille également de lire ceci : https://alwntr.blogspot.be/2017/10/metoo-mesdames-il-est-temps-que-je-vous.html

      Tchuss

      J'aime

      1. Mais bonjour, jeune Juliette!

        J’avais vu, et lu, ta petite bafouille, rassure-toi. Et je n’ai pas répondu tout de suite. Mais je n’étais pas d’humeur à … comment dire? Débattre? non, c’est trop fort… disons à donner mon avis. Ou « échanger » comme on dit actuellement… Aujourd’hui non plus d’ailleurs, je me sens trop pacifique ou indifférent si tu préfères, mais bon, la moindre des choses est tout de même de répondre un jour à l’adversaire.

        Tu devrais être plus zen, tu sais! Ce n’est pas parce que je te mets en boite avec une erreur de terminologie (réfrigérateur versus congélateur) qu’il faut te justifier … parce que fondamentalement, on s’en fout grave. C’est pour rire tout ça, ma p’tite dame. Et une réponse du berger à la bergère.

        D’ailleurs, ça m’arrive aussi: l’autre jour, j’ai dit que Bach était sourd, alors que bien sur, il s’agissait de Beethoven. C’est un peu la loose, mais c’est ça internet. On écrit, on ne se relit pas, on publie trop vite… et hop, on balance un truc ridicule. Il n’y a pas mort d’homme. Pour autant qu’on ne trouve pas un terme réputé inclusif qui remplacera le mot « homme », qui a mauvaise presse par les temps qui courent!

        Quand même une bonne nouvelle: je continue à t’énerver. Parce que fondamentalement, c’est un vrai bonheur, non? Çà met un peu d’animation dans ton blog. Si on s’exprime sur internet, c’est toujours avec le désir secret et un peu honteux de faire réagir, et donc de créer une mini-polémique ou tout le monde pourra cracher le fiel qu’il n’ose pas afficher IRL.. Même si on s’en défend, bien sur! Mais c’est trop bon. Un vrai plaisir coupable, comme une barre chocolatée pour une anorexique qui décide de faire régime.

        Alors, le fait de dire que les femmes ne comprennent pas les hommes, ce n’est pas une généralité, c’est un fait et même une évidence (et inversement, les hommes pareil, je le reconnais) On n’a ni la même conception des choses, ni les mêmes ambitions, ni la même stratégie pour les satisfaire. Reste à déterminer la part de l’inné et de l’acquit. La majorité des féministes prétend qu’il s’agit d’éducation (personne ne mesure vraiment de l’impact que peut avoir le fait que les petits garçons s’habillent en bleu et les filles en rose, et que c’est pour ça que les garçons violent les filles – je schématise à peine, hein. Après tout, on peut raconter des conneries avec un aplomb insensé, c’est le droit de chacun.

        Et je ne parle même pas de physique ou de sexe, contrairement à ce que tu crois. Parce que là, ce n’est plus un manque de compréhension, ce sont des ravages irrémédiables qu’ont subi les deux sexes depuis la naissance.

        Perso, je pencherais bien plus pour l’analyse de Peggy Sastre (Je ne suis pas d’accord sur tout, mais globalement, ça parait tout de même sérieusement plus réaliste et intelligent. Je soumets ses textes à ta sagacité, puisqu’on en est à l’échange des sources. Dire que les hommes sont par conception même des violeurs, par exemple, me parait assez juste. Bon, ça ne fait pas plaisir aux garçons, s’entend… mais il faut assumer.

        Tu peux tout à fait me considérer comme un foutu misogyne MGTOW, c’est assez réaliste. Je le suis comme tous ceux qui ont beaucoup pratiqué, et de fait, beaucoup démonté les mécanismes inhérents au sexe opposé. Ce doit être pareil en sens inverse, j’imagine.

        Ce qui n’empêche pas d’avoir des amies, des amantes et des voisines charmantes. Les filles m’aiment bien en général. Et l’inverse est vrai aussi, mais ce n’est pas une raison pour ne pas les percevoir telles qu’elles sont. Et d’organiser suffisamment de filtres que pour jouir du meilleur et de laisser le pire aux autres. Bref, je suis le borgne qui les abandonne le reste aux aveugles. Et je m’en porte assez bien.

        Ceci dit, je n’ai pas trop d’affinité avec les hommes non plus: j’ai quelques proches, certes. Mais mes centres d’intérêt sont en général assez éloignés du reste de la troupe: les bagnoles, les sorties, le sport, la réussite sociale, la play-station….tout ça m’emmerde copieusement.

        Merci néanmoins pour les articles sur Weinstein, le viol…. toussa toussa. Je ne me sens pas trop concerné, et je n’ai vraiment pas tendance à hurler avec les loups: je n’aime pas les pogrom. J’avais déjà lu ces articles repris par les sites féministes qui en regorgent – femrad, girly, intersectionnelles, abolitionnistes, … ce ne sont pas les tendances qui manquent (tout en se détestant massivement entre elles, d’ailleurs, c’est du plus haut comique) .

        Sur ce, je vais me faire une petite part de Sachertörte et un thé. Et ce n’est pas gentil de ta part de souhaiter que je m’étouffe avec. Pas du tout!
        Mon meilleur souvenir à monsieur Juliette , à propos!

        J'aime

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s