Brol #38 – 3410

( J’ai un peu arrêté de broler ces derniers temps.. Peu de temps à y consacrer, mais ça ira bientôt mieux normalement.. En attendant, un petit brol écrit suite à ma récente journée d’anniversaire, un petit brol empreint de nostalgie sans tristesse, un petit brol qui parle de mémoire défaillante et d’sms recopiés.)

Quand j’étais plus jeune, à vue de nez je vous parle d’un temps que les moins de 15 ans ne peuvent pas connaître (tu l’as ? – et voilà comme ça je fais d’une pierre deux coups, pas besoin d’une Nième publication hommage). Bref, en ces temps lointains, j’avais un gsm.

Un gsm : petite chose complètement révolutionnaire, qui tenait dans une poche de jeans et permettait de téléphoner de partout, de jouer au serpent, et aussi surtout, surtout, le plus important pour moi, d’envoyer et recevoir des sms. Petite chose à la pointe de la technologie donc, dont j’ai aujourd’hui retrouvé la photo via mon moteur de recherche en tapant « Nokia vert vintage ».

A l’époque, la mémoire de ce téléphone était limitée : celui-ci ne pouvait contenir que 20 sms à la fois. 150 noms dans le répertoire, et puis 20 sms qui eux-mêmes n’admettaient qu’un nombre de caractères assez réduit : quand on envoyait un long sms il prenait vite la place de 2 ou 3 ou 4 sms, puis parfois ça indiquait ***texte manquant*** aussi. Ouais, c’était pas simple ! Tout un programme la communication à l’époque. Enfin bref, comme on partait parfois dans des grandes envolées lyriques avec mes amoureux de l’époque pour s’envoyer de précieux mots d’amour, la mémoire était vite saturée. Faut pas oublier non plus qu’à l’époque, un sms, c’était 10 centimes. Qu’on rechargeait nos cartes par tranches de 5€. Et qu’on avait genre 15€ d’argent de poche par mois. Donc un long sms d’amour, franchement, c’était vraiment quelque chose, c’était précieux, c’etait un petit cadeau qu’on voulait garder et serrer contre soi.

J’avais ainsi pris l’habitude de recopier des sms dans mes petits carnets, pour pouvoir les conserver, les compiler, les garder à portée de moi, palliant ainsi la maigre mémoire numérique de mon 3410, et la mienne que je savais plus fragile encore. Je recopiais pour me souvenir, pour pouvoir me réchauffer à ces mots doux et précieux en cas de besoin, peut-être aussi pour les temps à venir que je supposais certainement faits de températures plus fraîches ou d’houleuses précipitations. (J’avais bien raison, y’a eu quelques averses dans mon coeur d’adolescente).

Je recopiais donc les envolées passionnées (ou moins) de mes amoureux de l’époque, les petits mots doux de mes amies et amis, et puis je recopiais aussi soigneusement les sms reçus à l’occasion de mes anniversaires. Je les ai toujours trouvés émouvants, doux, marquants. Souvent, on en profite pour se dire de belles choses, pour personnaliser des souhaits ou exprimer ce qu’on oublie trop souvent de formuler au quotidien aux gens qu’on aime. Même quand c’est tout simple, c’est toujours tendre, et en fait ça fait toujours vraiment du bien.

Aujourd’hui je ne recopie plus les sms, WhatsApp, messages Messenger ou autres (plus besoin, merveilleux saut technologique, j’ai maintenant troqué mon gsm vintage contre un téléphone intelligent avec 64Go d’espace de stockage rien que pour moi – et le reste pour ce cher Zuckerberg, hé merde) mais il n’en reste pas moins que toutes vos paroles, vos souhaits, pensées et petites attentions à l’occasion de mon anniversaire m’ont vraiment fait un immense plaisir et m’ont réchauffée de la même façon que les sms recopiés de l’époque.

C’est vraiment que du bonheur de continuer à grandir en étant si bien entourée.

 

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